Éditorial et blogue

Le dégriffage : dénonçons l'intimidation

IMPORTANT - PARTAGEZ POUR MONTRER QUE LES PASSIONNÉS DE CHATS SONT DES GENS SENSIBLES ET RESPECTUEUX QUI DÉNONCENT L'INTIMIDATION

Un article paru sur internet fait état d'une clinique de la Rive-Sud pratiquant le dégriffage comme étant victime d'intimidation de la part de personnes contre cette pratique.

Je dénonce fermement le comportement totalement inacceptable des gens qui s'attaquent à cette clinique.

Je tiens à dire que je n'ai jamais été interviewé dans le cadre de cet article précis, et ce, même si mon nom y paraît. Avoir su, j'aurais EXIGÉ que l'on rajoute les choses suivantes :

Je n'ai et n'endosserai jamais la diabolisation des gens qui sont en faveur de telles pratiques. Bien au contraire, le changement dans une société s'effectue par le dialogue, la présentation d'arguments légitimes et soutenus scientifiquement pour faire évoluer les mentalités.

J'aimerais dire aux gens qui font preuve d'intimidation, culpabilisent ou diabolisent toutes personnes ou organismes sur le sujet du dégriffage que leurs actions provoquent une aversion sur le sujet qui complique grandement nos efforts. Simplement parce que je défends la même cause, je me vois indirectement associé à vous et vos pratiques haineuses. Je ne vous connais pas, mais à cause de vous, en une seule journée, vous m'avez fait perdre des appuis notoires que j'avais mis plusieurs années à bâtir et qui auraient grandement fait avancer la cause et pas seulement du dégriffage, mais du mieux-être des chats en général. Je rejette donc toute malencontreuse association entre le travail que je fais et les propos haineux que vous véhiculez. Vous ne réalisez pas à quel point vous nuisez aux animaux que vous dites vouloir aider.

J'espère seulement que les 17 000 fans de la page Facebook d'Éduchateur vont répondre à mon appel et partager ce mot et ainsi montrer qu'au Québec, les propriétaires de chat respectueux sont beaucoup plus nombreux que vous, et ce, qu'importe qu'ils soient pour ou contre le dégriffage.

De la cinquantaine de cliniques vétérinaires à qui j'ai donné ma formation de "cat friendly hospital", je n'ai jamais connu de vétérinaires qui n'avaient pas à coeur le bien-être des chats qu'ils traitent, et ce, même s'ils pratiquent le dégriffage. Personne n'a le droit de juger les parties impliquées dans ce processus de décision qui, rappelons-le, est légal et personnel.

Je le répète : on doit SEULEMENT parler des alternatives, car c'est en adoptant ces alternatives que les gens vont s'apercevoir qu'elles fonctionnent et qu'il n'est plus nécessaire de dégriffer.

Ainsi, j'encourage le dialogue et la communication saine dans le cadre d'un tel débat concernant le bien-être des animaux.

Daniel Filion
Président, Éduchateur

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